kk_6.jpg

 

                                           Un bien étrange restaurant,

 << Un crime a été commis pendant la nuit : le commissaire fait son enquête , aidé de son collègue .>>

 Le patron du << Gueugueu doré >> , sur les hauts de la Bresse  n'a plus beaucoup de cheveux sur le caillou , mais quand il cause , il se passe et repasse ses grosses pattes potelées sur le cuir , comme s'il regrettait  le bon temps de sa tignasse nondulée .

-- Monsieur le commissaire , dit-il, obséquieux , en posant un plat d'un demi-mètre  de diamètre  sur la table,  je vous ai   apporté vos étrennes  !

 En efet, nous découvrons , sous la jolie serviette  brodée , un joli meuster  coulant tout seul , ainsi qu'une dizaine  de tranches de miche de pain , aussi larges que ma raquette de tennis .

-- Nous ne savons comment vous remercier , mon collègue et moi, réponds en réprimant difficilement  quelques nausées ; car j'aime le fromage puant , mais pas le matin ! c'est un peu trop agressif .

 Il nous verse un bol de café noir épais  comme de l'ancre de calmar , dans une petite jatte , aussi creuse que le cerveau du plongeur , a la cuisine .

-- Ca vous ira  ?

-- Quel délicieux frishti ! Mais , auparavant , j'aimerai quand même vous entretenir  de ce qui s'est passé ...

Il grommelle :

-- Enco ?

-- Comment , enco ...

Il redresse sa ceinture  de flanelle , sous son tablier de cuistot , fulminant :

-- Ben oueille , les gendarme de Gerardmeille  m'ont déjà intervieweille  pour l'affaire de c'te nuit !

103189387_large_201015cdde869556252m750x740u73c65.jpg

 Je tartine machinalement ma tranche de miche , mais je n'arrive pas à la tremper dans le café ; alors je fais mine de poursuivre l'enquête :

-- Patron,  c'est moi qui suis chargé de l'enquête ; oublier les pandores de Gerardmer ! Je me présente : Inspecteur Rémi Loup , brigade de remirement , c'est a nous que le procureur à confier l'investigation  sur le meurtre dans votre établissement . Et vous,  vous êtes qui ?

Il plisse ses yeux fatigués  pour lire ma carte , les poings sur les hanches ; enfin , je suppose  que ce sont ses hanches , car le cher homme  est plutôt un homme tronc , aussi large du bas que du haut .

-- Je suis qui ?   Eh bien poil au kiki , m'sieur le commissaire !

-- Très bien . Et ... Ce monsieur  qui nous a apporté ce déélicieux café ?

-- Le délicieux café , apporté  ? Poil aux nénés ! 

Cette fois , je n'ai plus du tout envie de goûter ma tartine , qui schmique  dans toute la salle , tandis que l'autre se moque de nous .

-- Patron, dis-je , courroucé , je vous conseille de ne pas jouer au poète à deux ronds ; cessez vos rimes  de pauvres ; un, nous n'avons pas le temps  et deuxio , tout ce que vous dites sera consigné  dans mon calepin , après avoir écouté l'enregistrement  de votre jolie voix  dans le magnéto  de mon collègue ...

103189387_large_201015cdde869556252m750x740u73c65.jpg

Le patron se gratte l'occiput , puis s'excuse , redressant une nouvelle fois sa ceinture molletonnée sur sa bedaine . Il s'excuse , même :

-- Pardon, pardon, monsieur le commissaire , mais c'est comme ça . Dans ma famille Poileau , on tous un p'tit nom : moi, Christian , c'est kiki , Alors ça fait Poileau kiki .

 Le frangin quà servi le café , c'est le rené ( Poileau néné ) . Tout ça, ça vient du temps du père , Poileau Benoît . Tout le monde l'appelait comme ça, poileau noix !   On était douze dans la baraque , le père toquait tous le temps la mère  comme un lapin ! j'vous dis pas le nom des autres  ?

-- Non , on oublie .

 Je retrouve mon calme  et attaque la tartine  de pertaque , coulant comme un affamé , puis une longue rasade de café noir , mon corps tout entier en frémit , mais je me sens bien ensuite .

 Le patron,  ravi de me voir en appétit , en profite pour appeler la dame  d'un certain âge , qui nous reluque  depuis un bon moment , au fond de la salle ; un individu élancé , le visage un peu attaqué par l'alcool , la suit  . Ils viennent déposé en choeur  une corbeille de croissants  tout chauds sur la table .

Tous les deux mon collègue , nous les remercions .

-- Et vous,  dis-je en esquivnt un sourire ?

-- Poil au doudou , grogne le patron , et poil au minou !

 Je me lève d'un bond  pour lui coller alors une bourrade ; mais j'ai bien du mal a déplacé un quintal et demi  et le laisse poursuivre :

-- C'est mon autre frangin , continue-t-il à s'excuser , le Doudou , c'est aussi ma belle soeur , Poileau Minette , on l'appelle tous Minou !

103189387_large_201015cdde869556252m750x740u73c65.jpg

Heureusement,  mon copain vient à la rescousse , après avoir avalé un croissant  tout rond . Il tente une sortie :

 -- On va peut-être en rester là  pour aujourd'hui  et on reviendra demain , non ?  Y en a encore d'autres , dans votre entourage ?  On fatigue un peu .

 Poileau passe machinalement  son index  sur le plat à fromage , parce qu'il coule trop  et va se répandre sur la table  du restaurant  et ceci le perturbe ; on dirait qu'il réfléchit , mais qu'il hésite  avant de se lâcher . Il égalise le niveau , plusieurs fois , en léchant son doigt au passage . Enfin, il se lance :

-- Vous me demandez si c'est tout ? Ben , vous avez mal où ...

Sacha me jette un regard  de bête aux aboie ; comme moi  ,il pense que le patron  est un peu dérangé  ou se fout de nous  pour que nous partions . Pourtant , le pachyderme semble gentil  de nous recevoir ainsi  et de bonne foi ; alors , on le laisse terminer sa plaidoirie .

-- Malou , c'est mon aut'frangine ; je vous ai déjà dit  comme ça  qu'on était douze ... Elle, c'est la Marie-Louise , la Malou , c'est pour ça que je vous dit  que vous avez Malou !

 Il semble pourtant urgent de recentrer l'enquête sur le crime de la nuit ; alors, a mon tour , j'essaie de l'amener sur ce terrain .

-- Dites-nous , monsieur Poileau , où étiez-vous donc quand le crime à eu lieu ,  Il se gratte à nouveau le cuir , redresse sa ceinture abdominale , qui retombe bien vite , souffle :

-- Pas de pot , monsieur le commissaire, vu que j'étais pas ici , mais parti chez le beau-frère , à Crâpé-sur-Meurotte , près de Lure ;  quand j'ai revenu ce matin , j'ai appris la nouvelle ...

 Je renonce a demander le non du beau frère  et nous nous  levons pour sortir .

                          Voilà une très belle histoire de crime  qu'on ne saura jamais identifier  mais une histoire vraie, qui se passa dans les Vosges, 

                   

                                    Village de la Bresse,

La Bresse réputé pour ses bombons  aux fruits,

      Voici la recette,:  

Melanger 1l 3/4 d'eau avec 8 kg de sucre  et 6 kg de glucose , cuire le tout dans un chaudron  en cuivre pendant 50 minutes , amener le tout à une température de 145 °C .

 

On roule, on étire, on roule, on étire,

Voilà la masse que ça donne,

On passe la masse dans une machine a bombons

Et voilà, on peut manger de bons bombons, et aux goût raffinés,  c'est cela la Bresse,

Ah, j'avais oublié de vous dire que 14 kg de pâte, donne 7000 bombons,

                     Si vous passez dans ce coin, n'hésitez pas a y aller voir et acheter, miam, c'est bon les bombons,

                         Gros bisous les amies, oléanie

Passion Vosges, autour des abbayes du massif Vosgien.